La classification des emballages évolue avec la PPWR pour harmoniser les pratiques à l’échelle européenne. Un changement structurant au cœur des enjeux réglementaires d’ALLFORPACK EMBALLAGE PARIS.

À compter d’août 2026, la PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation), formalisée dans le Règlement (UE) 2025/40 deviendra pleinement applicable dans l’ensemble des États membres de l’Union européenne. Si l’attention s’est d’abord concentrée sur les objectifs de réduction des déchets, de recyclabilité et d’incorporation de matières recyclées, un autre changement, plus structurel, mérite l’attention des professionnels : la révision des appellations des catégories d’emballages.

Drapeau bleu de l’Union européenne avec douze étoiles jaunes disposées en cercle, flottant dans le ciel.

Historiquement, la filière s’est structurée autour de trois notions largement utilisées : emballage primaire, emballage secondaire et emballage tertiaire. Ces termes, bien ancrés dans les pratiques industrielles et logistiques, ne disparaissent pas totalement du vocabulaire courant, mais ils sont remplacés dans le texte réglementaire européen par une terminologie harmonisée : emballage de vente, emballage de regroupement et emballage de transport.

Cette évolution terminologique n’est pas anodine. Elle vise à aligner les définitions sur l’ensemble du marché européen, à réduire les ambiguïtés d’interprétation entre États membres et à sécuriser l’application des obligations réglementaires.


De l’emballage primaire à l’emballage de vente

L’ancien « emballage primaire » devient désormais « emballage de vente ». Le changement ne modifie pas fondamentalement la fonction, mais il clarifie l’objectif principal : constituer une unité de vente destinée à l’utilisateur final.

Il s’agit de l’emballage directement en contact avec le produit dans la majorité des cas : bouteille de boisson, sachet alimentaire, tube cosmétique, barquette, flacon pharmaceutique. Cet emballage remplit à la fois une fonction de protection, d’information et de marketing. Il porte les mentions obligatoires, les informations nutritionnelles ou techniques, et participe à l’identité de marque.

En adoptant le terme « emballage de vente », la PPWR met l’accent sur la finalité commerciale et sur la relation directe avec l’utilisateur final. Cette précision s’avère déterminante pour l’application des futures exigences en matière d’éco-conception, de réduction de volume, de recyclabilité ou d’intégration de contenu recyclé.

Pour les metteurs en marché, cette redéfinition implique de revisiter la documentation interne, les contrats, les déclarations réglementaires et les systèmes de reporting afin d’aligner les catégories sur la nouvelle terminologie européenne.


L’emballage secondaire devient l’emballage de regroupement

Deuxième évolution : « l’emballage secondaire » laisse place à « l’emballage de regroupement ». Ici encore, la fonction reste similaire, mais la terminologie devient plus descriptive.

L’emballage de regroupement sert à rassembler plusieurs unités de vente. Il peut s’agir de films plastiques entourant un pack de bouteilles, de cartons regroupant plusieurs produits unitaires ou d’étuis multipacks en grande distribution. Il facilite la manutention, le stockage et parfois la présentation en rayon.

Cartons d’expédition empilés à l’arrière d’un utilitaire, prêts pour la livraison ou le transport logistique.

Le choix du terme « regroupement » permet d’éviter certaines interprétations divergentes observées dans différents États membres, où la frontière entre secondaire et tertiaire pouvait varier selon les contextes logistiques. Désormais, l’accent est mis sur la fonction de rassemblement de plusieurs unités de vente, indépendamment du lieu d’utilisation.

Cette clarification aura des conséquences sur les obligations de réduction des emballages superflus, sujet central de la PPWR. Les industriels devront démontrer la nécessité fonctionnelle des emballages de regroupement, en particulier dans les circuits B2C.


L’emballage tertiaire devient l’emballage de transport

Enfin, « l’emballage tertiaire » est renommé « emballage de transport ». Le terme est plus explicite et directement lié à sa fonction : faciliter la manipulation, le stockage et le transport de marchandises à grande échelle.

Allée centrale d’un entrepôt logistique avec rayonnages métalliques bleus et jaunes chargés de palettes et cartons, sous un éclairage industriel.

Sont concernés les palettes, les cartons de transport, les caisses logistiques, ainsi que les films étirables utilisés pour stabiliser les charges. Cet emballage n’est généralement pas destiné à l’utilisateur final, mais intervient dans la chaîne logistique amont et aval.

Dans le contexte de la PPWR, l’emballage de transport fait l’objet d’une attention particulière en matière de réemploi, de standardisation et d’optimisation des flux. La clarification terminologique permettra une application plus homogène des exigences relatives aux systèmes de réutilisation, notamment dans les secteurs B2B.


Une harmonisation au service du marché unique

Au-delà du changement de vocabulaire, l’objectif de la Commission européenne est de renforcer la cohérence réglementaire sur l’ensemble du territoire de l’Union. En harmonisant les définitions, la PPWR limite les divergences nationales d’interprétation et sécurise les opérateurs actifs sur plusieurs marchés.

Pour les industriels, cela signifie une adaptation progressive des référentiels internes, des outils de conformité et des formations. Les directions réglementaires, RSE, packaging et supply chain devront travailler de concert pour intégrer ces nouvelles appellations dans les processus existants.

Ce chantier s’inscrit dans un cadre plus large de transformation du secteur de l’emballage, où la conformité réglementaire devient un levier stratégique autant qu’une contrainte. La compréhension fine des nouvelles catégories conditionnera l’application correcte des obligations liées à la recyclabilité, au réemploi ou à la réduction des déchets.


Un enjeu stratégique pour les professionnels réunis au salon ALLFORPACK EMBALLAGE PARIS

À l’approche de l’entrée en vigueur de la PPWR en août 2026, la question de la classification des emballages s’impose comme un sujet structurant pour l’ensemble de la filière. Fabricants d’emballages, metteurs en marché, logisticiens, distributeurs et acteurs du recyclage devront intégrer ces nouvelles définitions dans leurs stratégies et leurs outils opérationnels.

Dans ce contexte, le salon ALLFORPACK EMBALLAGE PARIS constitue un espace privilégié pour décrypter les implications concrètes du Règlement (UE) 2025/40. Le salon rassemble l’ensemble des expertises de la chaîne de valeur de la conception à la fin de vie et offre un cadre propice aux échanges sur l’harmonisation européenne, les enjeux de conformité et les adaptations industrielles à venir.

La nouvelle classification des emballages introduite par la PPWR ne relève pas d’un simple ajustement lexical. Elle participe à la structuration d’un langage commun à l’échelle européenne, préalable indispensable à la mise en œuvre effective des objectifs environnementaux. Pour les acteurs du secteur, il s’agit désormais d’anticiper, d’aligner et d’intégrer ces évolutions dans une vision industrielle cohérente et durable.

Pour approfondir ces innovations et rencontrer les professionnels du secteur, rendez-vous au salon ALLFORPACK EMBALLAGE PARIS du 24 au 26 Novembre 2026 à Paris Nord Villepinte.

crédits images:

Christian Lue - Unsplash
Kampus Production - Pexels
Tinguey Injury Law Firm - Unsplash
Handi Boyz LLC - Pexels