Cette logique de parcours répond à une attente précise des visiteurs professionnels : circuler dans le salon en suivant une thématique métier plutôt qu'en l’arpentant de manière indifférenciée. À ce dispositif s'ajoute une visite sur mesure, accessible via le programme Business+, qui propose un accompagnement avant, pendant et après le salon, des rendez vous d'affaires qualifiés et un agenda de conférences (les Paris Talks, articulés autour des thèmes Réinventer, Régénérer et Rayonner) où le design d'emballage occupe une place centrale.
Un secteur où le design n'est plus un supplément d'âme
Pendant longtemps, le design d'emballage a été pensé en bout de chaîne, après les choix industriels. Cette époque est révolue. La conception graphique, l'ergonomie du contenant, le choix des encres, le calibrage colorimétrique et la lisibilité réglementaire sont désormais intégrés très en amont, parfois dès la définition du cahier des charges produit.
Le règlement européen PPWR (règlement UE 2025/40), entré en vigueur le 11 février 2025 et applicable à partir du 12 août 2026, accélère ce mouvement. Il remplace la directive 94/62/CE et fixe pour la première fois des objectifs chiffrés directement opposables dans les 27 États membres, parmi lesquels la recyclabilité de 100 % des emballages mis sur le marché de l'UE à l'horizon 2030, mais aussi l'harmonisation des pictogrammes, étiquettes et mentions obligatoires.
Concrètement, chaque décision graphique a désormais une traduction industrielle. Le nombre d'encres utilisées influe sur la recyclabilité d'un film souple. Une surface imprimée trop dense peut compromettre la détection optique en centre de tri. La superposition d'un vernis sélectif modifie le comportement d'un carton en filière de recyclage. C'est précisément cette articulation entre intention créative et contrainte de cycle de vie que met en scène le parcours Impression & Design d'ALLFORPACK EMBALLAGE PARIS.

Impression numérique, séries courtes et personnalisation industrielle
Sur le terrain des technologies, l'inflexion est tout aussi nette. Selon l'étude « The Future of Digital Print for Packaging to 2030 » publiée en 2025 par Smithers, le marché mondial de l'emballage et des étiquettes imprimés en numérique pèse 22 milliards de dollars en 2025, soit 4,1 % de l'ensemble du packaging imprimé, et devrait atteindre 36,9 milliards à l'horizon 2030, avec un taux de croissance annuel composé de 10,9 %.
Cette progression traduit un basculement structurel : les marques veulent des séries plus courtes, des éditions limitées, des déclinaisons régionales, des codes variables (numéros de lot, QR codes individualisés, marquages anti contrefaçon) sans subir le coût des plaques flexographiques ou des cylindres d'héliogravure pour chaque variation.
Le parcours Impression & Design réunit cette diversité technologique : flexographie de nouvelle génération, héliogravure modernisée, jet d'encre simple passe, presses hybrides combinant numérique et procédés conventionnels, finitions par dorure à chaud, gaufrage et vernis sélectifs pilotés en ligne. Des constructeurs régulièrement présents au salon, comme Bobst, Domino, Kongsberg, Screen, MGI Digital Technology, Xeikon ou Konica Minolta, y exposent des machines en fonctionnement, ce qui permet aux visiteurs de juger sur pièce des cadences, des résolutions et de la qualité colorimétrique. À leurs côtés, des éditeurs de logiciels de prépresse et de gestion colorimétrique, dont Hybrid Software, présentent les briques numériques qui sécurisent la cohérence d'une marque sur des dizaines de sites de production.
Étiquettes connectées, données et traçabilité
L'étiquette, longtemps considérée comme un support purement informatif, devient le point de convergence entre design, impression et data. Avec le PPWR, mais aussi avec le déploiement progressif du passeport numérique de produit dans plusieurs filières, le contenu imprimé sur un emballage doit conjuguer lisibilité humaine, lecture machine et conformité environnementale.
Cela se traduit par une montée en gamme des solutions exposées au salon : codes Data Matrix sérialisés pour la traçabilité, étiquettes RFID pour la logistique, marquages laser sur substrats sensibles, encres invisibles pour la lutte contre la contrefaçon. Les imprimeurs d'étiquettes, qu'ils relèvent de la flexographie courte laize ou de l'impression numérique, doivent désormais maîtriser un écosystème de données qui dépasse largement le seul rendu visuel. La filière française est particulièrement représentée, à travers des spécialistes de l'étiquette adhésive et des transformateurs régionaux engagés dans la réduction des encres solvantées et le passage aux encres à base aqueuse ou UV LED.
Éco conception graphique, sobriété des encres et matériaux compatibles
La dimension environnementale traverse tout le parcours. Du côté du design, la sobriété visuelle progresse : palettes resserrées, suppression des fonds saturés, mise en valeur du substrat brut, retrait des laminations qui pénalisent la recyclabilité. Du côté de la presse, les exposants mettent en avant la baisse des gâches au démarrage, le pilotage automatisé des dosages d'encre, le séchage basse consommation et la compatibilité avec les fibres recyclées.
Cette logique rejoint le cadre fixé par l'ADEME pour la filière REP Emballages Professionnels (EPRO), entrée en vigueur le 1er janvier 2026, qui structure les obligations des metteurs sur le marché et oriente les choix de conception vers la recyclabilité effective. Le design devient alors un outil de pilotage, autant qu'une signature de marque. Les studios spécialisés présents sur le parcours, ainsi que les agences associées à l'European Brand and Packaging Design Association (EPDA), partenaire du salon, illustrent cette mutation : la créativité ne s'efface pas devant la contrainte, elle s'organise autour d'elle.
Donneurs d'ordre, créateurs et machines : le triangle qui fait l'intérêt du parcours
L'une des forces du parcours Impression & Design tient à la coexistence, sur une même surface d'exposition, des trois familles d'acteurs qui composent la chaîne de valeur. Les donneurs d'ordre (marques, distributeurs, industriels) y rencontrent les studios de création, les imprimeurs et transformateurs, ainsi que les fournisseurs de machines, d'encres, de substrats et de logiciels. Cette configuration, doublée par les démonstrations machines en fonctionnement, distingue ALLFORPACK EMBALLAGE PARIS d'un salon strictement consacré aux arts graphiques ou à l'imprimerie commerciale : ici, chaque solution est replacée dans une logique d'emballage final, avec ses contraintes de remplissage, de conditionnement et de logistique aval.
Pour les visiteurs, c'est aussi l'occasion de mesurer la cohérence d'une démarche packaging dans sa globalité, du brief créatif jusqu'à la palette qui quitte l'entrepôt. Pour les exposants, c'est un terrain de qualification commerciale resserré, où les contacts engagés sur le parcours Impression & Design débouchent souvent sur des projets multi métiers.
Le secteur Impression & Design d'ALLFORPACK EMBALLAGE PARIS s'inscrit ainsi à la croisée de la création, de la technologie et de la conformité. Il offre une lecture concrète des arbitrages qui attendent les acteurs du packaging dans les trois prochaines années, entre attractivité de la marque, exigences réglementaires et trajectoire de décarbonation. Pour explorer ces enjeux sur le terrain, échanger avec les exposants du parcours et assister aux Paris Talks consacrés à la désirabilité de l'emballage, rendez vous du 24 au 26 novembre 2026 à Paris Nord Villepinte sur ALLFORPACK EMBALLAGE PARIS.
