Le 27 janvier 2026, ALLFORPACK EMBALLAGE PARIS a organisé un webinar consacré à la responsabilité élargie du producteur (REP) appliquée aux emballages professionnels.
Découvrez notre webinar : https://www.youtube.com/watch?v=rXYS4c-UKE4
Pour éclairer ces enjeux, le salon accueillait Domitille Derennes, Responsable du développement commercial chez CITEO PRO, Gautier Legrand, Responsable des services régionaux Europe du Sud et centrale chez IPL Schoeller Allibert, Léa Charron, Responsable du pôle professionnel palettes à la Fédération nationale du bois, ainsi que Chantal De Lamotte, Directrice du salon ALLFORPACK EMBALLAGE PARIS.
Le webinar débute par un rappel des principes de la Responsabilité Élargie du Producteur (REP), fondée sur la logique du « pollueur-payeur ». Une entreprise est responsable des emballages qu’elle met sur le marché, y compris de leur fin de vie, qu’il s’agisse de collecte, de recyclage, de traçabilité ou de prévention.
Dans ce contexte, Domitille Derennes rappelle que « la REP n’est pas une réglementation nouvelle, mais un principe ancien qui entre aujourd’hui dans une nouvelle phase avec les emballages professionnels ». Elle souligne également que « l’objectif des premières années sera avant tout de structurer la filière et de mieux connaître les flux réels d’emballages professionnels ».

Deux voies de mise en conformité sont présentées dans ce webinar : la mise en place d’un système individuel ou le transfert de responsabilité vers un éco-organisme agréé. Pour les emballages professionnels, cette seconde option est appelée à jouer un rôle central dans la structuration collective de la filière.
Un périmètre large, couvrant tous les matériaux et secteurs
Le webinar insiste sur un point clé : l’emballage professionnel ne se limite pas à des emballages volumineux ou spécifiques. Tous les matériaux sont concernés, ainsi que l’ensemble de la chaîne de valeur, de la fabrication à la logistique, en passant par la distribution et l’industrie.
L’évolution de la classification réglementaire est un point important à souligner : les notions d’emballages primaire, secondaire et tertiaire sont appelées à disparaître au profit d’une lecture par fonction : emballage de vente, de regroupement et de transport. Cette évolution modifie la manière dont les entreprises doivent analyser et qualifier leurs emballages dans le cadre de la REP.

Distinguer emballages ménagers et professionnels

La qualification ne repose plus uniquement sur l’utilisateur final, mais sur la typologie et l’usage de l’emballage.
Lorsque la nature du produit ne suffit pas à trancher, des critères précis tels que le volume, le poids et la quantité permettent de déterminer le périmètre applicable. Cette méthodologie vise à sécuriser les pratiques déclaratives et à limiter les interprétations divergentes entre acteurs.
À ce sujet, Domitille Derennes précise que « la logique évolue : on ne raisonne plus seulement en fonction de la destination finale, mais à partir des caractéristiques mêmes de l’emballage ».
Responsabilité et emballages de transport : un point d’attention majeur
Le webinar apporte également un éclairage central sur la question de la responsabilité, en particulier pour les emballages de transport. Une distinction est opérée entre les emballages de transport en « forme finale », déjà constitués, et ceux qui n’acquièrent leur fonction qu’au moment de l’utilisation.
Cette lecture conditionne l’identification de l’acteur responsable au sein de la chaîne de valeur. Comme le résume Domitille Derennes, « il est essentiel de distinguer le fabricant physique de l’emballage du fabricant du produit emballé, car c’est cette distinction qui permet d’identifier le responsable au titre de la REP ».

Réemploi et standardisation : des pratiques déjà ancrées dans certaines filières

Les interventions de Léa Charron mettent en lumière les spécificités de la filière bois, où le réemploi et le reconditionnement sont historiquement intégrés aux pratiques industrielles. « Dans le monde de la palette, le réemploi existe depuis des dizaines d’années et repose sur des modèles économiques déjà structurés », rappelle-t-elle.
Elle souligne également que « l’enjeu de la REP sera surtout d’améliorer la traçabilité et la visibilité des flux, sans déstabiliser des pratiques qui fonctionnent déjà ». Le webinar insiste ainsi sur la volonté de préserver les équilibres existants tout en renforçant le pilotage de la filière.
Emballages plastiques : harmonisation et passage à l’échelle
Du côté des emballages plastiques réutilisables, Gautier Legrand met en avant la nécessité d’une approche collective. « La standardisation et l’harmonisation sont des leviers essentiels pour atteindre les objectifs fixés par la réglementation », explique-t-il.
Il rappelle toutefois une limite structurante : « si la standardisation se fait au détriment de la protection du produit, l’impact environnemental global devient contre-productif ». Il insiste ainsi sur la notion de couple produit-emballage, qui doit rester au cœur des décisions techniques.

Traçabilité et calendrier : se préparer dès maintenant
Enfin, le replay met en avant la traçabilité comme un pilier de la future filière REP des emballages professionnels. Elle conditionne à la fois le suivi des flux, la mesure de la performance et l’atteinte des objectifs réglementaires.
Concernant le calendrier, l’entrée en vigueur opérationnelle est annoncée pour cette année, avec un démarrage évoqué à partir du 1er juillet 2026. Le message délivré au fil du webinar est clair : sans attendre la finalisation de l’ensemble des textes, les entreprises ont intérêt à engager dès maintenant un travail de recensement et de structuration interne.
À travers ce webinar, ALLFORPACK EMBALLAGE PARIS propose ainsi une base de compréhension solide pour accompagner les acteurs de l’emballage dans l’anticipation d’un cadre réglementaire appelé à s’inscrire durablement dans leurs pratiques.
Rendez-vous du 24 au 26 novembre 2026 à Paris-Nord Villepinte pour tout savoir sur les enjeux réglementaires, industriels et économiques de la filière emballage.
